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Barrage de l'Aigle Eglise La Chapelle de La Bruyère

Fours à chaux

 

Le Barrage de l'Aigle

  

 

    L'aménagement de l'Aigle , situé en partie en Corrèze et en partie dans le Cantal , a été mis en service depuis 1945 , puis équipé d'un groupe supplémentaire en 1982 (G6).
   Il reçoit les eaux de la Dordogne , complétées en rive droite par celles de la Luzège , du Vianon et de l'Aubre , et , en rive gauche , par celles de l'Auze et du Vergne captées et restituées dans la retenue.



Copyright EDF

Le Barrage est une belle réussite architecturale.
Il est de type poids voûte , surmonté d'une route et son parement amont forme une cylindre verticale de 150m de rayon.
Ses principales caractéristiques sont :
        - hauteur au dessus des fondations : 84 m
        - longueur développée en crête : 289 m
        - épaisseur à la base : 47.50 m
        - épaisseur en crête : 5.50 m
Les deux évacuateurs de crue équipés chacun de deux pertuis débouchent dans deux déversoirs qui , grâce à leur profil en saut à ski , permettent de rejeter l'eau à plus de 50 m du bâtiment. Le tronçon terminal de forme hélicoïdale bascule la lame d'eau dans un plan presque vertical , ce qui permet une large dispersion du flot et donne aux lâchures un aspect très spectaculaire. Capacité maximale d'évacuation : 3 800m3/s.
Une telle structure est contrôlée tous les 15 jours par les exploitants du barrage , tous les ans par la DRIRE et tous les dix ans grâce à une visite réglementaire.
 

   La retenue d'une capacité totale de 220 millions de m3 a une superficie totale de 750 ha et 25 Km de longueur.
Sa côte maximale est de 342 NGF. La hauteur de chute maximale est de 80 m.
 

L'usine ne forme qu'un seul bloc avec le barrage et les déversoirs qui la coiffent. De forme semi-circulaire , elle est parfaitement intégrée à l'architecture de l'ensemble. Elle abrite quatre groupes principaux disposés en arc de cercle équipés de turbines Francis à axe vertical d'une puissance nominale de 54 MW chacune.
En 1982 , l'aménagement a été équipé d'un cinquième groupe principal numéroté 6 (le groupe auxiliaire étant numéroté 5) à turbine Francis , de 133 MW de puissance nominale. L'usine contenant le groupe 6 est située en rive droite , dans le département de la Corrèze à environ 100 m en aval du barrage.
Une ligne 225 KU évacue l'énergie des 5 groupes principaux vers le poste du Breuil , distant de 1 km.

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L'église Saint Martin.

   Située sur la place centrale du village de Chalvignac , l'église est dédiée à Saint Martin. De nombreuses reconstructions partielles ont été entreprises depuis plusieurs années. Faites à différentes époques , elles lui ont fait perdre son ancien caractère.
    L'église possède quatre chapelles , son clocher carré a été reconstruit il y a quelques années. Le choeur a une disposition particulière qui porterait à penser qu'il formait une ancienne chapelle , à laquelle on aurait ajouté le clocher , la nef actuelle et les quatre chapelles latérales.
La porte occidentale offre tous les caractères de l'époque romane de transition. La cuve baptismale est cylindrique. La porte , comme la cuve , sont datées du XIIème siècle.
A côté de la porte latérale de l'église se trouve un bénitier d'une forme singulière. En effet , on pourrait penser qu'il s'agit d'un ancien mortier à pilier qu'on aurait transformé en bénitier. Sa matière est assez rare et assez précieuse.

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La Chapelle de la Bruyère

    A la fin du siècle dernier , le bourg de Chalvignac était un cul-de-sac (ce qui a changé avec la construction du Barrage). Le chef-lieu est très excentré et les trois villages (Aymons , Le Monteil et le Fanc) ont tendance à se tourner vers la Sous-Préfecture , Mauriac.
L'idée de transférer le bourg sur le plateau de la Bruyère fit son chemin et c'est l'idée que le Député-Maire Lascombe se mit à soutenir avec conviction.
   En octobre 1892 , le transfert des écoles et du cimetière est envisagé. Une commission d'enquête fut mise en place. Quelques uns jugèrent le projet trop onéreux : "le transfert des écoles et du cimetière entraînerait inévitablement celui de l'église".
   

    L'Abbé Breton (prêtre desservant) qui avait pris cause pour le projet de Lascombe et qui possédait du terrain à LA Bruyère entreprit la construction d'un édifice culturel.
    La petite chapelle fut terminée en 1924 , mais les années passèrent sans que le reste du bourg suive son exemple.
   Jusqu'en 1965 (rattachement à la paroisse de Mauriac) , l'Abbé Journiac , dernier prêtre desservant , y célébra messes dominicales , baptêmes et mariages. Seuls les enterrements étaient célébrés à l'église du bourg.    

 Depuis , elle a vu naître un terrain de football et elle abrite tous les étés une exposition peinture et de sculptures organisée par l'Association Culture et Loisirs.

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Les fours à chaux

    Chalvignac fait partie des exploitations de calcaires les plus importantes du Cantal. Ces bancs de calcaire affleurent dans la vallée profonde du ruisseau des chaufours qui descend de Peyralbes et se prolonge dans les gorges du Labiou jusqu'à son confluent avec la Dordogne au niveau de Saint-Projet. Il est probable que l'exploitation de ce calcaire remonte à l'époque gallo-romaine (en tant que marbre et pour la fabrication de la chaux).
    La chaux fut utilisée à la fin du XIème siècle puisque , à cette époque , la château de Miremont existait déjà , mais il faut attendre 1580 pour avoir une mention écrite de l'existence des fours à chaux.
 

   Cependant , c'est à partir de 1860 que des documents permettront de pouvoir mettre en place une carte générale des chaufours de Chalvignac.
     - Essartenat : construit en 1893 , porté en démolition en 1926. Aujourd'hui il n'en reste rien ;
     - Saint-Projet : en 1869 , deux fours seront construits mais seront noyés par la suite sous les eaux en aval de l'actuel Pont Suspendu de Saint-Projet ;
     - Châtaigneraie Redonde : construit en 1882 , actuellement il ne reste aucune trace du four ;
      - La Vigne : construit en 1876 , actuellement éventré par l'effondrement de sa bouche ;
      -  Chaufour : construit en 1867 , parfaitement conservé , on serait tenté de le remettre en service ;
      - Lissartou : deux fours à chaux sont construits sur des gisements de calcaire. Les fours furent détruits en 1910 par l'explosion d'une mine ;
      - Cabrespine : à l'origine deux fours ont été construits mais il n'en reste qu'un aujourd'hui.

Histoire :
   Depuis le Moyen Age et jusqu'au siècle dernier , le plâtre et la chaux sont les matériaux les plus utilisés. Cependant, avec l'apparition des engrais chimiques et l'emploi plus fréquent du calcaire , leur utilisation s'est amoindrie.
   C'est pendant la conquête romaine que la chaux apparaît en Auvergne. Elle est très utilisée dans la maçonnerie des églises , des donjons , des châteaux , ... Dans la salle capitulaire du Monastère de Mauriac , on peut contempler des chapiteaux et des colonnes de calcaire utilisé en tant que marbre dont le poli fait éclater le gris , le vert et le rose.
 

Fabrication , utilisation :
   La chaux de Haute Auvergne est produite à partir du calcaire autochtone que l'on trouve à la périphérie des massifs volcaniques. La chaux est toujours obtenue selon  le principe de calcination d'un calcaire à une température supérieure à 800/900°C.
   La fabrication de la chaux se fait à partir de pierres extraites de carrières à ciel ouvert à l'aide de tir de mines. Elles sont ensuite concassées dans des ateliers pour obtenir le calibre de la pierre qui convient à chaque four. Il existe deux types de four :
      - les fours rotatifs : ce sont des fours modernes , voisins de ceux utilisés pour le ciment et à grande capacité de production.
       - les fours verticaux : ce sont les plus employés , ils ont un principe de fonctionnement simple.


   On utilise principalement la chaux dans l'agriculture pour corriger l'acidité des sols et dans la construction.
Pour la fabrication des fours , les techniques utilisées sont les mêmes. Une enveloppe intérieure qui forme le foyer est toujours un tronc ellipsoïde de trois axes. La bouche par laquelle on engageait le bois est toujours voûtée en plein centre prolongée vers l'avant d'une seconde.
La capacité du four est d'environ 34 m3 , la production journalière de chaque four se situe entre 6 et 8 tonnes.
Les lieux de production de la chaux se situent sur les communes de Riom-Es-Montagnes , Sauvat , Meallet , Mauriac , Drignac , Saint-Rémy de Salers , Arches.

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